La méditation de pleine conscience (mindfulness) est une pratique attentionnelle. Un entraînement de l’esprit permettant de développer ses capacités à orienter et à stabiliser son attention sur le moment présent. Il n’y a pas d’autre intention que d’observer et ressentir ce qui est sans jugement de valeur, instant après instant. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de vivre la méditation.
Pour autant il est proposé de vivre toutes les expériences avec bienveillance (du mieux que je peux) curiosité et ouverture.
Lorsque nous constatons que l’esprit vagabonde, car inévitablement l’esprit va s’évader alors ce sera un élément intéressant pour notre curiosité. La méditation, ce n’est pas s’entraîner à arrêter de penser. Nous ne cherchons pas une absence de pensée mais une absence d’engagement dans le contenu des pensées. Le secret réside dans notre façon de réagir à ces errements inévitables de l’esprit. Nous sommes dans l’accueil, dans l’absence de jugement et dans un regard presque amusé vis à vis du fonctionnement automatique de notre esprit.

La méditation est un prétexte pour observer notre mode de fonctionnement habituel.

Au fil des séances, individuelles ou collectives, nous allons apprendre à:

  • Observer et prendre conscience de notre mode de fonctionnement
  • Développer un état d’esprit d’ouverture, d’accueil et de curiosité, une curiosité bienveillante nécessaire à cette pratique
  • Accueillir, reconnaître ce qui est présent sans jugement de valeur
  • Identifier à observer (position d’observateur) et à reconsidérer nos pensées automatiques souvent sources de tension
  • Réguler, stress et émotions qui nous habitent

L’approche que je vous propose est ancrée à la fois dans les pratiques méditatives MBSR ET MBCT auxquelles j’ai été formée.

Origines :


Bouddhisme, hindouisme, taoïsme, islam ou christianisme… La méditation est présente dans de nombreuses pratiques spirituelles ou religieuses. Au cœur même du bouddhisme cohabitent les méditations zen ou zazen. Dans ces méditations priment l’attention à la juste posture, expérience du « calme mental et l’expérience de la « vision pénétrante ». La pratique est aujourd’hui employée en thérapie à travers la méditation mindfulness (de pleine conscience). Elle est déclinée en deux techniques . Le MBSR (réduction du stress par la pleine conscience) et le MBCT (thérapie cognitive par la pleine conscience).

C’est Jon KABAT ZINN, docteur en biologie, pratiquant de yoga, qui l’a introduite dans les années 1980 aux États Unis. Il l’a laïcisée dans un contexte de soin. Il a fondé la clinique de réduction du stress basée sur la pleine conscience, et ce, pour de soulager différents maux.

En 2006, Zindel Ségal a élaboré le programme MBCT. Ce programme intègre des éléments de thérapie cognitive à la pratique de la méditation. Zindel s’adresse aux personnes dépressives a risque de récidive.

Aujourd’hui, la MPC est ce qu’il y a de plus efficace dans la prévention des rechutes dépressives.

En France, c’est le docteur Christophe André psychiatre qui a largement contribué à leur diffusion.

MBSR
5 bénéfices attestés cliniquement :
Avec une trentaine d’années de recul pour le programme MBSR, les données permettent aujourd’hui de confirmer, ce que les recherches ciblées montraient déjà :
  • Réduction du stress et des états anxieux
  • Préventions  de la rechute dépressive (> 50 %)
  • Traitement/prévention des troubles du système immunitaire
  • Traitement /prévention des troubles du système cardio-vasculaire
  • Traitement de la douleur chronique
  • (Étude clinique Harvard Medical School – Avril 2015 – Meta-analyse de 8683 cas)
MBCT

La MBCT a été initialement développée pour prévenir la rechute dépressive. Les études scientifiques ont validé une diminution du taux de rechute de 50% pour des personnes ayant connu 3 épisodes dépressifs ou plus. La MBCT est reconnue comme traitement efficace contre la rechute dépressive. La MBCT a montré son efficacité dans d’autres problématiques émotionnelles dans lesquelles dominent les ruminations mentales. Aujourd’hui, il est admis que le facteur principal de prédiction d’une rechute est le style ruminatif du patient. La MBCT met l’accent sur la prise de conscience du fonctionnement en mode « pilote automatique » .

La MPC s’adresse à tout le monde, pour autant des contre-indications existent :

  • La mindfulness n’est pas utilisée pour soigner les états pathologiques aigus qui nécessitent un traitement médicamenteux et/ou psychothérapique. Des états comme les dépressions en phase aiguë, troubles bipolaires non stabilisés, troubles psychotiques (délires, hallucinations)…
  • La participation d’emblée à un programme de pleine conscience est à déconseiller aux personnes souffrant d’attaques de panique liées à des préoccupations hypocondriaques et aux personnes présentant une tendance à la dissociation (avec ou sans antécédents traumatiques)
  • L’engagement dans un programme nécessite une motivation et des ressources attentionnelles suffisantes pour répondre à l’exigence d’une pratique quotidienne de 45 minutes pendant 2 mois

N’hésitez pas à demandez conseil à votre médecin traitant ou à votre spécialiste. Un certificat médical d’aptitude à la pratique de la méditation peut être demandé à l’inscription.


Je découvre la Méditation de Pleine Conscience